Exposition d’empreinte de dinosaure

Publié le 17 mars 2022     •     Catégories : Les actualités municipales

Une plaque d’empreinte de dinosaure, détachée par la mer lors d’une tempête, a été récemment découverte. Témoignage de l‘histoire et du patrimoine de notre ville, l’empreinte est aujourd’hui exposée à la mairie de Talmont-Saint-Hilaire et accessible au grand public.

Empreinte d’un Eubrontes veillonensis

Si nous remontons le temps, il y a 200 millions d’années à l’emplacement de la plage du Veillon s’étendait une lagune régulièrement inondée par un fleuve avec des plantes de milieu sec. Des troupeaux d’Eubrontes, des dinosaures haut de trois mètres, s’y promenaient sur leurs deux pattes postérieures. Ils y ont laissé les plus grandes traces connues actuellement à Talmont-Saint-Hilaire.

En découvrant sur le site une plaque avec une de leurs empreintes, détachée du plateau rocheux suite à l’érosion marine, Madame Régine El Koury a pris le soin de rapporter cette plaque en mairie, afin qu’elle soit préservée.

Monsieur Jack Guichard, guide conférencier de l’association des Sentinelles de l’Estuaire et auteur des cahiers du patrimoine, nous a ensuite apporté son expertise dans l’analyse et la restauration de l’empreinte, afin d’en assurer sa bonne conservation.

N’hésitez pas à venir en Mairie découvrir ce vestige unique, véritable témoin du passé historique et géologique de notre ville !

Pour en savoir plus sur ces dinosaures du Veillon, découvrez également le cahier du patrimoine n°9, disponible à la vente en Mairie.

Un site unique et fragile en Vendée

Plus d’une centaine de traces de dinosaures se cachent dans l’Anse de la République, située à l’ouest de la plage du Veillon. De quelques centimètres à cinquante centimètres, ces empreintes à trois doigts laissées par différentes espèces de dinosaures sont visibles à marée basse. Au fur-et-à-mesure du temps et des actions géologiques naturelles, le sol s’est solidifié, figeant ainsi les empreintes dans la roche.

Le site et ses premières traces ont été découverts pour la première fois en 1930, mais ce n’est qu’en 1963 que Gilbert Bessonat redécouvre ces traces et comprend qu’elles correspondent à des pas de dinosaures. Près de 200 empreintes seront mises au jour au bord de l’Estuaire. Le site deviendra alors de plus en plus renommé, entraînant d’importants mouvements de foule sur place. Le gisement a alors dû être placé sous étroite surveillance pour en assurer sa préservation.

Depuis 2010, il est protégé et classé au patrimoine géologique national. Nous rappelons qu’il est donc interdit de prélever des échantillons, seules l’observation et les photographies y sont permises.